LES ABECEDAIRES

 

 

 

ABCDaire de fleurs

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Ouvrage brodé sur de l'étamine de coton 5,5 points au cm - 35 couleurs - Dimension : 64 x 47 cm.

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ABCDaire 2 couleurs

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Etamine de coton 5,5 points au cm - 2 couleurs - 63 x 48 cm.

 

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L'évolution de l'écriture occidentale

L'évènement majeur dans l'histoire de l'écriture occidentale est l'adoption par les romains de l'alphabet étrusque. Au 1er siècle av. J.C., les romains ont développé plusieurs écritures, dont un alphabet rapide et cursif pour la correspondance et gravé sur des tablettes de cire ou écri au roseau sur du papyrus. Cette écriture est à l'origine de la lettre minuscule et de la rustica qui s'utilise dans les manuscrits, enseignes et inscriptions gravées.

La troisième écriture romaine (capitale romaine) est utilisée sous forme d'inscription lapidaire ou de texte peint. Plus de 2 000 ans plus tard, ces lettres servent toujours de base à nos capitales modernes.

Le IVème siècle voit émerger la quadrata, une capitale utilisée pour les ouvrages de luxe.

Après le déclin de l'empire romain occidental au Vème siècle, maintes écritures apparaissent dans les royaumes émergeant de ses vestiges. Les écritures "insulaires" procèdent de formes onciales et semi-onciales; les écritures nationales européennes comprennent la wisigothique en Espagne et la mérovingienne en France. L'Eglise chrétienne, moyen de communication entre les nations, conserve un rôle prédominant dans l'enseignement et l'érudition. Des moines irlandais forment de nombreux centres monastiques en Ecosse et au nord de l'Angleterre, ainsi qu'à Luxeuil et Corbie en France, et Bobbio en Italie. De même, des moines de Rome s'installent au sud de l'Angleterre pour y entreprendre une longue période de conversion au christianisme.

Le premier empire occidental à émerger des vestiges de l'empire romain est celui de Charlemagne, dont le territoire s'étend, au IXème siècle, des Pyrénées à la Baltique. L'écriture élaborée par Alcuin d'York (la minuscule caroline) en devient l'écriture officielle.

A la fin du XIIème siècle, un système complexe d'écritures gothiques s'est répandu dans toute l'Europe. Pour plus de simplicité, on les divise souvent en 2 groupes : les formes solennelles de luxe utilisées dans les ouvrages religieux et séculiers, et les formes cursives destinées aux travaux documentaires et dès la fin du XIIIème siècle dans les livres en langue vulgaire. Les écritures cursives gothiques (ou bâtardes) restent usitées jusqu'à l'apparition de la bâtarde anglaise au XVIIIème siècle, quelque 200 ans après l'abandon des écritures gothiques livresques.

En 1400, une version réformée de la minuscule caroline, la minuscule humanistique devient l'écriture par excellence de la Renaissance. Son adaptation à l'imprimerie la fait rayonner dans toute l'Europe et on l'utilise encore aujourd'hui.

La dernière écriture importante est l'écriture moulée ou anglaise, beaucoup utilisée par les graveurs sur cuivre. Dès le XIXème siècle, elle devient l'écriture type des affaires et de l'enseignement. Le début du XXème siècle connaît un renouveau de la calligraphie grâce à l'oeuvre d'Edward Johnston en Angleterre et celle de Rudolph von Larisch en Allemagne. Depuis les années 50, l'étude et la pratique de la calligraphie se sont développées dans de nombreuses cultures, attachées ou non à l'alphabet latin.

 

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Quelques écritures

La Rustica : A rustica

Si le calligraphe d'aujourd'hui est parfois dérouté par l'immense variété d'alphabets existants, il n'en était pas de même pour les premiers scribes romains, qui disposaient seulement de 3 écritures. Une d'elle était la capitale romaine classique utilisée sous forme d'inscription lapidaire sur les monuments. Pour les documents de la vie courante, une autre écriture, cursive, se dessinait rapidemment pour toute personne écrivant le latin. La troisième, la rustica, était prisée par les peintres de lettres et les scribes.

Du Ier au Vème siècle, elle figure dans les ouvrages de luxe, ceux de Virgile notamment. Elle perd ensuite sa qualité d'écriture manuscrite mais reste en usage pendant des siècles pour la réalisation des titres. N'étant pas utilisée dans la littérature chrétienne, son abandon coïnciderait avec la conversion de Rome au christianisme en 313 de notre ère et l'adoption de l'onciale. Associée à la capitale romaine, elle était également gravée sur les monuments prestigieux.

 

La Quadrata :A quadrata

La quadrata occupe une place controversée dans l'évolution des écritures romaines. Les vestiges de la quadata sont trop peu nombreux pour nous éclairer sur la durée d'utilisation et sur son développement. L'écriture n'en est pas moins d'une grande dignité et d'une grâce essentiellement due à l'ouverture de ses lettres et à leur nette séparation.

Il semblerait que les scribes utilisant la quadrata s'inspiraient plus des inscriptions lapidaires contemporaines que des capitales peintes de leurs prédécesseurs. Seuls 2 exemples d'écritures ont été retrouvés, alors qu'il existe quelque 400 de cette autre écriture romaine. Ces deux manuscrits sont des textes prestigieux de Virgile datant du IV siècle (Codex Vaticanus et Texte du monastère du Saint-Grall).

La courte durée de vie de cette écriture peut s'expliquer par le temps requis pour tracer chaque lettre.

 

 

La Capitale Romaine :A Capitale romaine

La capitale romaine utilisée sur les monuments de la Rome antique pour célébrer la puissance de l'empire romain, est indiscutablement la plus majestueuse de toutes les écritures. Les premiers exemples de cet alphabet romain datent du Ier siècle avant notre ère et l'un des plus beaux modèles figure sur la base de la colonne Trajane, à Rome.

Dans une société où le niveau élevé d'instruction se heurtait à l'ignorance du procédé de l'imprimerie, les scribes romains et dessinateurs d'enseignes jouaient un rôle fondamental. Elle s'est avérée la plus durable de toutes les écritures.

 

L'Onciale :A onciale

 

Elle serait apparue au IIème ou IIIème siècle de notre ère, vraisemblablement en Afrique du Nord. A cette époque, devant le rayonnement croissant du christianisme dans tout l'Empire romain, il est probable que les premiers chrétiens aient adapté l'onciale grecque à la langue latine, pour en faire l'écriture par excellence de leur nouvelle religion.

Elle fut introduite au sud de l'Angleterre depuis Rome par le missionnaire saint Augustin en 597. Le terme d'onciale ou "écriture d'une once" est attribuée à saint Jérôme, traducteur de la Bible.

 

 

La Gothique Primitive : A gothique primitive

Elle était largement utilisée en Europe occidentale du XIème au milieu du XIIIème siècle. La Bible de Winchester est un des ouvrages les plus illustres, au début de la période gothique. Commandée par Henry de Blois, évêque de Winchester, elle date de 1150 environ.

La gothique primitive naquit donc dans des contrées d'influence normande et angevine - principalement en France et en Angleterre - avant d'être diffusée au nord de l'Allemagne, en Scandinavie, en Espagne, en Sicile et dans une partie de l'Italie.

 

 

La Bâtarde Anglaise : A bâtarde anglaise

Des écritures cursives se développèrent au niveau régional et national, pour devenir des écritures à part entières. On les classe sous le terme générique d'écritures bâtardes, en référence à leurs caractéristiques issues de la cursive et de la textura.

Il semble que l'écriture cursive ait connu un regain d'intérêt en Angleterre à la fin du XIIème siècle pour les travaux documentaires. Bien que la rapidité fût une considération essentielle, l'écriture devait également posséder des qualités esthétiques.

 

 le calligraphe

 

Textes et dessins sont inspirés du livre 'L'abc du galligraphe" de David Harris Edition Bordas - Dessain et Tolra